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Le ministère des Affaires étrangères et européennes propose, à l'étranger, une aide aux Français à la recherche d'un emploi par le biais des comités consulaires pour l'emploi et la formation professionnelle (CCPEFP).
Le CCEFP pour le Japon, présidé par le Consulat de France a compétence sur l’ensemble du Japon et a pour vocation d’informer les Français du Japon sur les diverses questions relatives à l’emploi, et dans la mesure de ses moyens, de conseiller et orienter les Français à la recherche d’un emploi.
Il ne s’agit pas d’offrir des services analogues à ceux rendus par les ANPE ou les agences de recrutement mais d’apporter aux Français à la recherche d’un emploi une aide supplémentaire et appropriée aux spécifités du Japon.
Le CCPEFP a confié ce mandat à la Chambre de Commerce et d'Industrie Française du Japon (CCIFJ). Le mandataire centralise les demandes, afin d’accueillir, conseiller et aider au recrutement des Français. Aujourd’hui, plus de 800 chercheurs d'emplois Français au Japon sont inscrits à ce service.
SERVICE PREMIER ACCUEIL http://ccifj.mycvtheque.com/
Pour plus d'information sur l'aide à l'emploi, voir la page Aide à la recherche d'emploi.
Compte-rendu 2009
En 2009, 796 chercheurs d'emploi français candidats sont enregistrés dans nos fichiers, chiffre stable par rapport à 2008, dont 206 ont bénéficié d'un entretien individuel.
Le nombre d’offres d’emploi est en diminution d’environ 15% par rapport à 2008 et reflète en cela la dégradation de la situation économique.
Cependant malgré cette crise économique, l'objectif fixé a été depassé, 65 Français ont trouvé un emploi par rapport à un objectif de 55.
Soyons clairs: Autant le Japon est l'un des pays les plus accueillant au monde pour les visiteurs étrangers temporaires ou pour les employés de sociétés étrangères, autant est-il l’un des pays les plus difficiles au monde pour les chercheurs d’emploi en local, dans des entreprises japonaises : Le travailleur immigré n’est pas un concept assimilé dans l’archipel. Ceci pour des raisons linguistiques, sociales, culturelles ou tout simplement de bon sens local, qu'il n'est pas le propos de cette page d'expliquer.
Ceci est valable .... - même pour celui ou celle qui possède des diplômes de haut niveaux ou des expériences professionnelles riches ou même une bonne maîtrise de la langue Japonaise,
- même pour les chercheurs d’emplois français, qui souvent doivent se contenter de travail sous rémunérés comme serveurs en restaurant français ou enseignant non titulaire de langue française, où leur nationalité ou langue maternelle leur donne évidemment un avantage naturel.
Il est donc déconseillé de venir au Japon dans l'espoir d'y trouver un travail sur place, sans une réelle maîtrise de la langue japonaise doublée d'une solide experience professionelle préliminaire. Venir au Japon sans ces qualififications ou sans un emploi garanti conduit souvent soit à un retour précipité soit à devoir accepter des emplois très précaires et sous remunérés (Arubaito).
C'est notamment le cas des jeunes qui ont pris un visa «Vacances Travail» sans s' être assuré d'un engagement préléminaire. Avec ce type de visa, il est quasi impossible de trouver un vrai travail au Japon. Nombre doivent rentrer précipitamment car les 2 500 euro minimum nécessaires à la délivrance du visa ne permettent pas de vivre plus de trois mois, même en se privant, ce qui n'est normalement pas l'objet des «Vacances». Ce visa est surtout fait pour ceux qui veulent dépenser leur argent au Japon en prennant des vacances, un travail rémunéré n'étant qu'un appoint supplémentaire éventuel.
Témoignages
Frédéric, Ingénieur BAC+5, plus de 10 ans d'expérience professionelle, épouse japonaise qui a du être rapatrié en Janvier 2009: "Je voudrais signaler à tous chercheur d'emploi considérant le Japon comme terre d'expatriation qu'il est impératif d'avoir une assise financière avant de partir. Je conseille en particulier à tous les futurs expatriés de trouver un travail avant de partir et de bien se renseigner concernant la différence énorme de culture de l'emploi entre nos deux pays. Le Japon offre une diversités de choses surprenantes et y vivre est très plaisant mais l'aspect financier et notamment l'emploi est la première chose à penser. Ayant commis l'erreur de venir sans contrat d'embauche, j'ai depensé toute mes économies sans pouvoir trouver d'emploi sur place. Je suis infiniment reconnaissant à l'AFJ de m'avoir aidé à rentrer en France"
Michael, sans travail 5 mois après être arrivé au Japon dans le cadre d'un visa vacances travail en décembre 2008: "Je suis venu à Tokyo avec un visa working-holiday mais les écoles avec lesquelles j'étais en contact ne recrutent pas en ce moment. Aujourd'hui toujours sans travail, je suis contraint à un retour anticipé en France. Je remercie l'AFJ pour son aide."
Julien, devant repartir aussi rapidement qu'il est venu en Janvier 2010 "Je suis venu à Tokyo suite à une promesse orale d'embauche, qui une fois sur place, s'est revelée bidon. Ayant depensé tout mon argent, je me suis vite retrouvé à la rue, sans même avoir de quoi payer les frais de changement de dates de mon billet retour. Je remercie l'AFJ de m'avoir aidé à finalement rentrer. Pour tous les jeunes qui rêvent comme moi de découvrir le Japon en vacances-travail, attention, c'est un piège! Il est quasi impossible de trouver du travail sur place. Ne venez pas sans un vrai contrat d'embauche solide ou suffisament d'argent en poche (au moins 10 000 Euro)!
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